mercredi 14 janvier 2026 – 12h30 | Rencontre littéraire
avec Robert Fohr auteur de “Georges de La Tour. Le maître des nuits
Interviewé par Jean-Luc Wachthausen, journaliste au Point
Mairie Paris Centre 2, rue Eugène Spuller 75003 Paris
mairiepariscentre.paris.fr
Le tableau “Nouveau-Né”, exposé au musée des beaux-arts de Rennes, est une œuvre emblématique du peintre Georges de La Tour. Réalisé vers 1645-1648, ce chef-d’œuvre illustre la maîtrise exceptionnelle de l’artiste dans le traitement de la lumière et des scènes intimistes. À travers une composition sobre et une atmosphère empreinte de recueillement, La Tour met en valeur la tendresse du moment et la profondeur spirituelle qui se dégage de la scène représentée.
Présentation de la rencontre « Georges de La Tour »
On a pu écrire que la redécouverte de Georges de La Tour (Vic-sur-Seille, 1593 – Lunéville, 1652) était “le triomphe de l’histoire de l’art”. A travers quelque quatre-vingt-dix compositions aujourd’hui identifiées – originaux, œuvres d’atelier, copies et gravures – , et une poétique incomparable, Georges de La Tour, peintre apprécié de Louis XIII et du cardinal de Richelieu, s’impose de fait comme une figure majeure de l’art du XVIIe siècle, après avoir bel et bien sombré dans l’oubli pendant au moins deux-cents ans.
Pourtant, la formation de cet artiste lorrain, qui demeure une énigme, la chronologie de son œuvre, impossible à établir avec précision, et le fonctionnement même de son atelier font de La Tour, malgré de nombreuses publications savantes et expositions, un défi permanent pour l’histoire de l’art.
Les sources littéraires et visuelles l’œuvre de La Tour, voire la personnalité même du peintre demeurent également matière à débats. Le dialogue entre Jean-Luc Wachthausen, journaliste et écrivain, et Robert Fohr, historien et historien de l’art, auteur de “Georges de La Tour. Le maître des nuits, Paris, Cohen & Cohen 2018 ; prix Paul Marmotan 2018 de l’Académie des Beaux-Arts) vous en dira davantage….
Biographie Robert Fohr (un peu élaguée du site de l’AICA ) :
Né en 1954, historien et historien de l’art de formation, Robert Fohr a été pensionnaire de l’Académie de France à Rome de 1981 à 1983 après des études supérieures au Lycée Henri IV et à l’Université Paris IV.
Auteur du catalogue Peintures françaises et italiennes du XVIIe siècle des musées de Tours (Paris, RMN,1982), de Georges de La Tour. Le maître des nuits (Paris, Adam Biro, 1997 ; nouvelle édition mise à jour et amplifiée, Paris, Cohen & Cohen, février-mars 2018, prix Paul-Marmottan 2018 de l’Académie des Beaux-Arts) et de Daumier sculpteur et peintre (Paris, Adam Biro, 1999), il a été co-commissaire, avec Jean Leymarie, de l’exposition Daumier e Rouault (Villa Médicis, 1983-1984). Il a traduit le livre de Francis Haskell Rediscoveries in Art : Some aspects of taste, fashion and collecting in England and France, Cornell University Press, 1976 (La Norme et le Caprice. Redécouvertes en art, Paris, Flammarion,1986), a collaboré à la traduction du catalogue d’exposition collectif dirigé par William Rubin, Primitivism in 20th century art : Affinity of the Tribal and the Modern, New York, MOMA, 1984-1985 (Le Primitivisme dans l’art du XXe siècle, 2 vol., Flammarion, 1992).
De 1987 à 1992, il a écrit au Quotidien de Paris et dans d’autres supports, comme critique d’art et historien de l’art. Ensuite il a dirigé le service de la communication et du mécénat de la Direction des musées de France au ministère de la Culture, a assuré, sous la direction de Françoise Cachin, directeur des musées de France, la conception et l’organisation du colloque “Pillages et restitutions. Le destin des œuvres d’art sorties de France pendant la Seconde Guerre mondiale” (Paris, 1996, actes édités par Adam Biro, Paris, 1997).
De février 2006 à avril 2022, il a dirigé la mission du mécénat du même ministère. En mai 2022, il a été élevé au grade de commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Il est administrateur de la Fondation d’entreprise AG2R La Mondiale pour la vitalité artistique, vice-président de l’association laVita, vice-président de l’association The Beit Project et administrateur de l’AHAI (Association des historiens de l’art italien).

